GFA Rumilly Vallières, un parcours historique en Coupe de France !

26 février 2021 - 18:02

Fatsah Amghar nous raconte le parcours de son équipe fanion en Coupe de France !

 

Un exploit pour ce club de N2 ! Quel parcours. Félicitations, nous sommes fiers de compter le GFA parmi notre communauté footeo.

Nous espérons que la suite de la compétition offrira de nouvelles surprises.

Rendez-vous le samedi 6 mars à 14h15 sur Eurosport. Le GFA affrontera le FC Annecy (N1). 

Un derby qui promet d'offrir un beau spectacle. 

Un grand merci à Fatsah Amghar, entraîneur de l'équipe fanion, qui a répondu à quelques questions concernant le parcours de son équipe en Coupe de France.

Histoire du GFA, tirages, sentiments, ambitions, ressentis, médiatisation, découvrez le club de Rumilly Vallières au travers de cette interview.

 

gfa

Dans l’histoire de votre club, quels ont été les moments forts en Coupe de France ? Aviez-vous déjà atteint les 16e de finale ? 

Tout d'abord, le club de Rumilly Vallières découle d'une fusion entre les clubs de l’ES Vallières et du FCS Rumilly, qui a eu lieu en 2018.

Ces deux clubs ne sont jamais allés au-delà du 8ème tour de la Coupe de France et depuis la fusion non plus.

Le fait d'être allé en 32e de finale cette année, c'est historique. Les 16e de finale c'est encore plus beau !

 

Comment s’est déroulée la reprise du football pour vos joueurs ? Y a-t-il eu des craintes face à l’inactivité qui a précédé la reprise de la Coupe de France ?

On a pu reprendre à partir du 7 décembre, grâce à une autorisation pour les entraînements sans contact et par petit groupe.

Nous nous entraînons donc depuis début décembre avec une préparation physique complète, comme on peut le faire au mois de juillet et au mois d'août. On est parti sur une préparation de 5 semaines.

Malgré l'incertitude, nous nous sommes tout de même entraîné durement. Même si c'était dans la perspective d'une saison blanche, on n'a rien lâché !

Ensuite, on a eu l'autorisation de pouvoir s'entraîner normalement quand la reprise de la Coupe de France a été officialisée. Puis, au fil des semaines, plus on avançait dans la compétition, plus on était préparé. Il n'y a donc pas vraiment eu d'incidence puisque les joueurs ont été très assidus, ils se sont entrainés sérieusement et quand on a commencé la compétition, ils étaient opérationnels.

L'objectif également était de poursuivre le plus loin possible, car on savait que plus on passait les tours, plus on allait s'entraîner pour un objectif. C'était une motivation supplémentaire de se dire, si on passe un tour, on obtient une semaine de travail en plus pour un objectif.

De passer tous ces tours de la Coupe de France nous a également permis de maintenir les joueurs, de les garder concernés, ainsi que le staff. Ce fut vraiment bénéfique, surtout suite à la bonne nouvelle de la reprise du Championnat de Nationale 2.

Pour nous, il y a de la continuité entre la Coupe de France et la reprise ce samedi (27/02/21) du Championnat avec un match en retard à jouer à Marseille. On est dans la continuité des compétitions et c'est ce que recherche un joueur de football et un entraineur. 

 

Le fait de reprendre à côté le Championnat va-t-il également avoir un impact positif sur le prochain tour de la Coupe de France ? 

Cela créé une émulation, on a un groupe plutôt large donc c'est vrai qu'un certain nombre de joueurs ont participé à la Coupe de France mais d'autres n'ont pas pu participer par choix ou par blessure.

Le championnat va permettre de concerner tout le groupe et ainsi de permettre à certains joueurs de se montrer, en vue également du prochain tour de Coupe de France. Car évidemment un événement comme celui-là, tous les joueurs ont envie d'y participer.

 

Que pensez-vous du FC Annecy, votre adversaire pour ces 16e de finale ? Quel aurait été votre tirage idéal pour ce match ?

L'idéal pour nous, aurait été de tirer une Ligue 1, c'est l'objectif de pas mal de clubs à ce stade-là de la compétition. En plus, lorsqu'on a vu les groupes, on avait la chance de tirer des clubs comme Lyon, Monaco, Nice ou Sochaux, c'était quand même des beaux clubs. On espérait vraiment une Ligue 1, mais cela n'a pas été le cas.

A partir de ce moment-là, on souhaitait dans un deuxième temps jouer chez nous, plutôt que d'aller à Sedan ou à Saint-Louis qui sont à plusieurs heures en bus. Ce ne sont pas des conditions idéales. 

Le deuxième souhait était donc de recevoir et finalement on reçoit. Par la même occasion on nous offre un derby contre Annecy. Il y a une certaine suprématie locale, ce qui rend finalement ce match très intéressant pour nous.

Ce derby aurait pu attirer beaucoup de monde. Cela aurait pu être une grande fête, mais malheureusement avec le huis clos, ça ne sera pas le cas.

Le match sera cependant très intéressant à jouer pour les deux équipes. On a nos chances pour passer encore un tour.

 

La médiatisation de votre club durant cette Coupe de France a-t ’elle eu un impact sur votre club ?

Oui, je dirais sur les deux derniers tours et notamment sur le dernier. On sent qu'on a franchi un cap. Quand on est en 16ème, on le sent déjà dans l'organisation, dans les restrictions. Il y a plus de contraintes donc ça demande plus de moyens humains et c'est également beaucoup plus réglementé. 

Cela attire plus la presse tout de même. On a été sollicité un peu plus. Notamment parce qu'on n'est plus que deux dans la région. Cela nous permet d'être mis plus en avant. C'est mieux pour tout le monde, surtout en ces temps difficiles. Cela apporte beaucoup de joie à toutes les composantes du club. Cela faisait longtemps que l'on n'avait pas retrouvé la compétition.

Ainsi, retrouver la compétition et faire un parcours comme celui-là, ce n'est pas ouvert à tout le monde. Avec la crise sanitaire, c'est toujours du bonus et il faut en profiter car on ne sait pas ce qu'il se passera dans les mois, dans les années à venir. Donc on profite du moment présent.

 

Quels sont les mots que vous avez le plus souvent répétés à vos joueurs durant cette Coupe de France ?

Je dirais plaisir tout d'abord. Apporter du bonheur aux gens également. Puis, compétition car on se doit d'être des compétiteurs quand on veut vivre des moments comme celui-là. Il faut avoir cet esprit de compétition pour justement aller chercher des exploits, comme on a pu le faire. C'est un peu ça les maîtres mots.

 

"La communion entre les joueurs, le staff et les supporters au moment de célébrer la qualification en 16e de finale."

A retrouver sur le Facebook du GFA Rumilly Vallieres : @gfarumillyvallieres

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